Santé

Progressivement mais sûrement, le numérique s’est étendu à l’ensemble du secteur de la santé.

Mieux gérer le vieillissement de la population ; mettre en place des parcours de santé et des programmes d’accompagnement pertinents pour les malades chroniques ; rapprocher la télémédecine et la téléassistance des populations concernées ; multiplier les objets médicaux connectés ; moderniser les systèmes d’information hospitaliers ; créer des bases de données interactives ; augmenter et fiabiliser des applications sur Internet et sur les téléphones mobiles ; diagnostiquer à distance ; prévenir et dépister ; rééduquer à domicile ; informer les malades et plus généralement les citoyens à travers des sites « de qualité »…

Autant d’usages énoncés dans le désordre rendus possibles ou simplement plus performants par la numérisation de la santé et qui sont désormais stratégiques pour l’ensemble des acteurs... tout autant que sources de préoccupations multiples : arrivée de nouveaux acteurs aux profils, aux discours et aux pratiques parfois déroutants, ajustement des modes d’organisation et de gestion ainsi que des modes d’exercice des métiers de la santé, nécessité d’une formation initiale et continue adaptée, protection de la confidentialité n’empêchant pas l’utilisation des données, par exemple à des fins épidémiologiques… Sans parler de la « gestion », souvent problématique, de l’e-patient, ce malade-branché se voulant très informé et acteur de sa santé. Tous ces questionnements sont matières à recherches et donc à publications.

Enfin, prendre le numérique pour objet de recherche dans le champ de la santé, c’est aussi s’intéresser à d’autres acteurs publics et privés : ceux qui se situent dans le champ de l’économie numérique de la santé (silver économie, biotechnologies, médicament, nanotechnologies, dispositifs numériques médicaux, domotique), et ceux qui élaborent des stratégies, financent les équipements, définissent les normes et les « bonnes pratiques », évaluent les technologies, produisent des recherches et des études…

Dans un champ aussi complexe et foisonnant, la confrontation des disciplines est indispensable pour faire avancer les recherches. C’est donc toutes les sciences humaines et sociales qui ont été convoquées pour faire avancer les connaissances.